• Demain, le déluge

     

     

    La croissance à l'Ouest sera faible dans les 50 prochaines années. L'inégalité augmentera d'environ 40 %. Et le dynamisme des pays en développement s'achèvera vers 2060. Ils ne sont pas des prévisions d'aucun ennemi du système, mais de l'OCDE, l'organisation de coopération et de développement économique.  L'âge d'or du capitalisme dans le monde développé  approche à sa fin.

    Et les issues plus évidentes sont, soit un scénario dans lequel s'accrochent les élites  privilégiés et imposent le coût de la crise aux travailleurs comme depuis des décennies, empêchant la croissance, soit des radicaux de gauche et de droite arriveront  au pouvoir parce que les gens refuseront de payer l'austérité. Lutte des États entre eux en faisant payer les coûts de la crise et la mondialisation qui s'écroule comme en 1930. En plus, vous devez ajouter le changement climatique et le vieillissement de la population. N'est pas seulement l'annonce de  la fin du néolibéralisme, mais aussi que les nouvelles technologies de l'information ne seront plus compatibles avec le capitalisme actuel, car "en termes de compétitivité et de marché libre, le prix de quelque chose qui ne coûte rien à reproduire et qui devrait revenir proche de zéro" le rendra inviable. Une utopie est de ne plus penser à remplacer le capitalisme, qui se verrai remplacé par un grand boom de la production collaborative.

    Wikipédia - prive les entreprises de publicité de 3000 millions de dollars de revenus par an - et les coopératives d'auto gestion, de temps et de espace, monnaies parallèles, se sont multipliés après la crise de 2008. Mais elles ne sont plus  déjà, un simple mécanisme de survie, mais un nouveau mode de vie. Une coopérative modèle, collaborative, partagée, de nouvelles formes de propriété, de prêt et de contrats légaux que les Etats devraient promouvoir. La contradiction principale dans ces moments, sera la possibilité d'utiliser ces  biens et informations libres et abondantes avec un système de monopoles, dont  les banques et les gouvernements chercheraient à maintenir le caractère privé, limité et commercial des choses. C'est la lutte entre le réseau et  la hiérarchie et l'État.

    __________________________________________________________

    La situation est mauvaise. "Quand les taux d'intérêt sont proches de zéro ou au-dessous de zéro le capitalisme fonctionne en arrière. Le néolibéralisme a un début et une fin. Et la fin est avec nous. Nous sommes depuis huit ans dans une stratégie de survie". Et les signaux ne s'améliorent pas.

    _________________________________________________

     

    Aujourd'hui, n'oubliez pas, « de grandes quantités de travail risquent d'être automatisées, pas déjà par la robotisation, sinon pour l'intelligence artificielle ».  On pense que  47 % des emplois américains seront automatisés dans 30 ans. La révolution de l'automatisation va  arriver mais il faut un grand changement. Un revenu de base pour tous est essentiel"

    « Maintenant, déjà, nous pouvons automatiser non seulement la production, mais la conception. Nous pouvons dire à un ordinateur de nous concevoir un tel outil pour une machine. Cette invasion du traitement de l'information dans les choses physiques signifie que l'effet d'un coût marginal nul peut déborder de vastes secteurs de la production matérielle. À la fin, nous nous retrouverons avec une économie d'énergie et de matières premières. Et peut être portés facilement à un coût nul avec les énergies renouvelables. Si cela arrive, nous devrons nous questionner  comment utiliser les matières premières. Évitant des vastes gaspillages, et produisant des produits aussi durables que possible. Et 100 % recyclables. « Et cela signifie l'abondance. ». Il faudra harmoniser cette abondance avec notre concept de marchandage et capitalisme actuels.

     

    Paul Mason

    Justo Barranco / La Vanguardia

     

     

     


  • Commentaires

    1
    Mercredi 9 Mars 2016 à 10:57

    Bonjour Angel,

    Pour désamorcer ce scénario alarmiste qui repose malheureusement sur des faits négatifs réels, il faudrait un changement sociétal radical. Mais pour cela, nos dirigeants et surtout les industriels qui les utilisent, devraient sortir immédiatement du déni dans lequel ils se trouvent.

    Ce n'est pas gagné...

    Amitiés,

    Sérénita

      • Mercredi 9 Mars 2016 à 11:20

        Bonjour Sérénita,

        Nous arrivons bien à identifier les erreurs que nous faisons, mais je regarde surpris moi aussi, à quel point nous avons du mal à les éviter. (?) . Il faut sans doute que nous soyons à l'extrême limite pour accepter d'agir.

        Amitiés,

        Angel

         

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :