• Ingénierie du vivant V

     

    Bien voir pour bien comprendre

     

             À partir de l'instant même que nous ouvrons les yeux par première fois venant au monde, celui ci déroule en une cascade d'informations, groupes d'informations, créant ponctuellement des évènements. D'abord dans notre cerveau, avant que nous ayons conscience de notre propre identité et apparaissent les mots "moi", "je", nous sommes notre cerveau et agissons avec nos sens, selon les riches perceptions qu'il met à notre disposition et qui structureront progressivement nos propres pensées, entremêlant celles ci à l'espace vital environnant. L'intégration commence

              S'intégrer c'est participer en harmonisant ce faisceau d'informations que nous produisons, à celles que nous percevons des autres : "toi", "vous", "eux". Ridley pensait que nous avons tous une signature cérébral personnelle et intransférable qui détermine notre capacité à nous intégrer au monde environnant en l'acceptant ou en le refusant selon une échelle plus ou moins large, plus ou moins vaste. Pour Ridley, la personne qui venait au monde, portait en même temps un "nouveau monde" dans son cerveau, plus ou moins actif et ouvert vers l'extérieur, plus ou moins réactif et tourné vers l'intérieur. 

              Plus tard, avec la rencontre de H. Pearson, mirent ensemble les groupes de travail sous diferentes techniques et influences : hypnose, lsd, d'eux mêmes ou des groupes d'élèves de leur université. Ces séances furent à l'origine de la création des tableaux graphiques qui portent leur nom et, qui cherchent à exprimer de forme graphique le mode de fonctionnement du cerveau humain.

              Pour eux, les cerveaux spécialisés ou "complets", émergent des "actifs" et "réactifs" en unifiant les deux en un troisième qui sublime les qualités des antérieurs en minimisant leurs divergences, démultipliant ainsi la compréhension et le partage du monde environnant. Le fil continu de réalité produite, doit " être vu et mémorisé pour être compris ". 

     

     

             La vidéo du saut de Fosbury peut servir pour illustrer cet article. Depuis toujours les athlètes qui rivalisaient dans la discipline du saut d'hauteur, utilisaient la méthode du "rouleau ventral" ou ciseaux pour dépasser la barre, jusqu'aux Jeux Olympiques de 1968 au Mexique, pendant lesquels Dick Fosbury montra au monde entier le saut qui porte depuis son nom, avec la méthode "rouleau dorsale" ou "Fosbury Flop". Il remporta la médaille d'or et depuis, sa technique es la seule a être utilisée par tous les sauteurs.

      

     

     Ingénierie du vivant V

     

              Les deux outils de cette cette dernière illustration représentent le concept lié au mouvement dans l'espace. Tous deux sont utilisés pour transformer un mouvement "en un autre mouvement" . Le premier par la démultiplication de la souplesse et l'adaptation ; le second par la démultiplication de la force. Les deux sont le résultat d'une observation très précise de leur potentielle existence et application, avant d'y être créés. Leur mise à point est le résultat de l'habilité de nos cerveaux pour bien voir et bien comprendre. 


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