• News / réflexions 2

     

     

    News / réflexions 2

     

     

          Les individus  font aujourd'hui très diversement l'expérience du fonctionnement de l'économie mondialisée. Dans les zones les plus cosmopolites de la planète, les stratégies de diminution de puissance d'agir fondées sur l'imposition de techniques de personnalisation en auto-administration digitales, se développent même parmi les groupes sociaux à très faibles revenus. Mais il existe par ailleurs des populations humaines entières qui, atteignant à peine le niveau de subsistance, ou se trouvant même en dessous, ne sauraient être intégrées aux nouvelles exigences des marchés et, qui apparaissent de ce fait comme insignifiantes ou superflues. La mort, sous différentes formes, est l'un des sous-produits du néolibéralisme :  lorsque les gens n'ont plus rien que l'on puisse leur prendre, que ce soit des ressources ou de la force du travail, ils deviennent tout simplement superflus. La progression actuelle de l'esclavage sexuel ainsi que l'accroissement du trafic d'organes, suggèrent que les limites peuvent encore être repoussés, pour le développement et le profit de nouveaux secteurs de marché.  

     

     

    Jonathan Crary/ 24/7  El capitalismo al asalto del sueño/2014

     

     

    Jonathan Crary est professeur d'histoire de l'art et d'esthétique

    à l'université de Columbia à New York.

     


  • Commentaires

    1
    Jeudi 13 Juillet à 17:50

    Ce texte est terrible sur la réalité décrite. En effet, pour vivre, ceux qui n'ont déjà plus rien en arrivent non plus à vendre leur corps contre des faveurs sexuelles mais carrément à accepter d'être amputé d'un organe pour le trafic parallèle... ou pire, ils se font kidnapper, dépecer vivants puis assassiner. J'ai entendu et lu des choses à ce sujet. Le transhumanisme passe aussi par cette voie malhonnête et sale.

      • Jeudi 13 Juillet à 18:50

        Bonjour Pierre Laurent,

        Je suis tellement d'accord...Je lis ce livre en ce moment. Je ne sais pas très bien pourquoi j'ai eu envie de publier ce fragment. Ce n'est pas que je découvre le monde maintenant.. non. J'aimerais pouvoir me dire que je ne suis pour rien dans tout ça...mais je ne suis pas certain.

        " La complète innocence n'existe pas. Seulement différents degrés de responsabilité "....... Lisbeth Salander

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