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     Pour amateurs de Blade Runner 

     

    Bienvenus dans le futur !  Car il est arrivé chez nous il y a de cela quelques semaines, sans pour autant faire beaucoup de bruit.

    Alpha Zéro, programme d'intelligence artificielle propriété de Google depuis le rachat de Deep Mind en 2014, a battu l'ordinateur Deep Blue créé par Microsoft qui avait déjà battu lors d'un match légendaire en 1997  Gary Kasparov, champion du monde d'échecs du moment.

    Mais contrairement à Deep Blue, Alpha Zéro n'est pas constitué d'informations humaines. Sa compréhension des échecs, au delà des principes de base, s'est construite avec sa propre capacité d'auto apprentissage.  Après avoir joué presque cinq millions de parties contre lui même pendant quatre heures, Alpha Zéro obtint la même expérience du jeu que les humains en 1400 ans. Partant d'une feuille blanche il fut capable de nourrir la toile neuronale de laquelle il est constitué, pour imaginer des mouvements sur l'échiquier jusqu'à atteindre des limites insoupçonnables et sans aucune intervention humaine.  

    Sur un lot de 100 matchs, Alpha Zéro obtint 28 victoires et aucune défaite sur  Stockfish le programme de Deep Blue, alimenté lui de connaissance humaine.

    "Je me suis toujours demandé comment serait une race supérieure qui arriverai sur terre pour nous montrer leur façon à eux de jouer aux échecs. Maintenant je le sais."                   Peter Heine Nielsen, annaliste de Magnus Carlsen

    "L'habilité d'une machine à répliquer et dépasser des siècles de connaissances est un outil qui peut changer le monde"                   Gary Kasparov

     

    Le plus gros inconvénient des robots actuels c'est qu'ils ne ressemblent pas humains. Mais pour certains groupes technologiques, le sujet est devenu leur principale activité de recherche afin de doter d'un vrai corps, à une intelligence artificielle qui elle est de plus en plus perceptible et, qui couplé à l'intelligence humaine suggère des prouesses d'une valeur inestimable. Pour rééquilibrer cette parité, cerveau corps, des entreprises n'hésitent pas à faire appel à des artistes spécialisés. 

     

     

     

     

    Des exemples comme Han, Jia Jia, Erika ou Sophia montrent le progrès réalisé ces dernières années, dont Sophia est la robot de IA le plus sophistiqué à nos jours et le premier à bénéficier d'une nationalité et d'un passeport (Arabie Saoudite).

    "Il est prévu que des machines assumeront des tâches massives dans l'éducation, la santé et la sécurité, des secteurs où il sera préférable d'interagir avec des robots avec un aspect humain convainquant" 

     

     

    Sources: 

    Roberto Rodriguez/14-12-2017/ La Vanguardia

    Josep LLuís Micó/16-12-2017/ La Vanguardia  

     


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    Illustration de Steve Lopez. Vitrail d'un robot entouré de ADN

     

    Apparaissent les techno religions avec l'émergence d'un dieu machine, ou l'annonce de la naissance du homo deus, en passant par des croyances qui cherchent à atteindre la vie éternelle à travers une copie cognitive, émotionnelle et spirituellement  identique à chaque personne grâce à la technologie, ou les pasteurs chrétiens qui encouragent à tirer profit de la science pour rénover l'image de dieu et évangéliser les robots.

    Il y a des dizaines d'organisations, associations, institutions et centres d'investigation en train de reconfigurer les idées religieuses, forgeant des nouvelles notions au tour d'un dieu, issu des avancés de la science et la technologie. Ce mouvement global, née aux Etats Unis, commence à être connu comme " les techno religions". Pour eux, les questions sans réponse de notre Dieu et, les contradictions dramatiques liées à notre existence, gagnent en force au moment ou la biotechnologie, la nanotechnologie et l'intelligence artificielle, sont sur le point de créer l'homo deus immortel. 

    Il y a une grande diversité de discours au tour d'une nouvelle foi sur le pouvoir omnipotent de la technologie, pour vaincre la finitude, la souffrance et, tout le mal existant dans la condition humaine. Ces voix d'intellectuels et scientifiques de renom, financés par Google ou la Nasa, sont en train de réussir une nouvelle irradiation idéologique, notamment aux Etats Unis et au japon. 

     

    L' Eglise de la IA, ou l'adoration d'une divinité du hardware et software:

    Anthony Levandowski, ex ingénieur de Google et Uber, vient de fonder Way of the Future, qui place la IA et les robots au centre de la espèce dominante de la planète. Son idée fondatrice établi l'ascension et l'acceptation de la divinité machine sur l'intelligence humaine.

     

    La Fondation Terasem, ou le culte de la vie éternelle avec la ciberconscience:  

    La Fondation Mouvement Terasem est une autre religion futuriste qui promue l'idée d'un dieu technologique. Créée par Martine Rothblatt, sa doctrine est que la mort est optionnelle, car on peut créer un "analogue conscient" d'une personne, avec la conbinaison de son cerveau et ses expériences vécues, avec des futurs softwares de conscience qui pourront s'implanter dans un corps biologique.   

     

    La nouvelle Bioéthique, ou l'amélioration génétique comme bénéfice à la procréation:

    Julian Savulescu, expert en étique pratique à l'Université d'Oxford, soutient que l'homme s'achemine vers le roll de dieu, car le potentiel de créer la vie par la technologie est bien réel et, défend l'idée d'appliquer tout le progrès scientifique sous une étique séparée des préjugés religieux et métaphysiques. Sa thèse la plus représentative serait le Principe de bienfaisance procréative, ou l'obligation morale d'améliorer génétiquement les nouveaux nées, au sujet de leur santé mai aussi sur leurs capacités cognitives et affectives.

     

    " Cet article est assez long et riche d'information. Pour tous ceux passionnés de spiritualité et comportements sociaux, je laisse le lien de l'article avec le nom de son auteur. Salutations à tous"

     

     

    Mayte Rius / La Vanguardia

     

     

     


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     Nous irons tous au paradis

    Jürgen Vogel 

     

     

    Le dernier étude de l'Itep, " Institute on Taxation And Economyc Policy " des EE.UU, vient d'être publié très récemment. Il en résulte que les entreprises du Fortune 500 (c'est à dire, les plus puissantes au monde) détiennent entre les différents paradis fiscaux, l'équivalent à 2,6 billions de dollars en cumul de bénéfices, partagés entre 9.700 filiales fictives. Bénéfices sur lesquels le taux d'imposition aux Etats Unis  représente 750.000 millions. Le double qu'en 2010.

    Par ordre d'importance, Apple avec 246.000 millions (en Irlande). Apple économise ainsi en impôts 76.700 millions environ. 

    Goldman Sachs, la puissante banque américaine est celle qui possède la plus grande quantité de filiales fictives, 905 dont 511 dans les îles Caïman. Goldman Sachs est le vivier des conseillers économiques de la Maison Blanche. 

    Il faut ponctualiser que le concept de paradis fiscal employé par les analystes du Itep est en lui même discutable : la preuve est que le récepteur le plus populaire de ce groupe n'est pas une île tropicale, mais l'Hollande. Faute d'un critère uniforme, ils sont considérés comme des paradis fiscaux les zones avec un traitement d'impôts très bas ou nuls, ou qui offrent des avantages fiscaux abusives aux non résidents, qui empêchent l'identification des bénéficiaires réels et qui refusent toute coopération avec d'autres administrations. Dont leur appellation de pays offshore ou plateformes transfrontières. 

    Cette basse de donnés est utilisée aussi par l'organisation Oxfam-Intermon, qui vient de publier aussi son étude sur les inégalités, cet argent que nous ne voyons pas. Pendant ces derniers quinze ans, l'investissement mondiale dans ces paradis fiscaux a été multiplié par quatre et depuis 2008 a grandi de 45%, plus du double que l'économie mondiales pour la même période !

    Cette sortie massive des capitaux vers des horizons plus amicaux, se produit au moment dont les gouvernements occidentaux annoncent un programme de significatives réductions d'impôts aux entreprises.

    L'organisation Oxfam-Intermon, suggère de son coté quelques mesures de control, pour diminuer la fuite des capitaux vers les paradis fiscaux. Introduire des mécanismes pour empêcher les contrats publiques aux entreprises qui opèrent via des plateformes financières défiscalisées. Aussi, obliger aux grandes entreprises à publier leurs donnés comptables pays par pays. Harmoniser une base fiscale imposable au niveau européen. Mais logiquement, il faudrait déjà se mettre d'accord sur la définition même de paradis fiscal.  

    Ces énormes sommes d'argent mises à l'écart des projets sociaux dans les pays où elles sont produites, représentent un manque de solidarité flagrant. Le consommateur, qui prend conscience depuis quelques années de la qualité environnementale qui régis aussi bien sa santé, que la qualité de sa vie sociale, finira par comprendre le pouvoir énorme qui détient par son rôle de consommateur et pourrais pénaliser par son simple choix ces entreprises qui s'enrichissent en contournant les lois. Aujourd'hui toutes les grandes entreprises qui fabriquent des objets de grande consommation, producteurs ou prestataires de services, ont des nombreux concurrents, souvent plus petits mais qui offrent des produits et des services de qualités comparables, parfois supérieures, à des prix souvent inférieurs...et qui payent leurs impôts dans les pays où ils produisent, travaillent et emploient de la main d'œuvre locale dans le respect des lois... dans le respect de nous tous.

     

    Piergiorgio M. Sandri / La Vanguardia                                                                            angepynka

     

     

     

     

     

     

     


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    Intéressante conférence de Michel Onfray 

     

     


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    Comprendre le monde

    paolobarzman

     

    "La mémoire oubliée"

    V

     

    Philosophies de l'underground

    L'étique amorale : Herman Hesse

     

          Hesse c'est un autre prophète indiscutable de "l'underground", un véritable livre de texte pour tous ceux qui quittent le système :  son Théâtre Magique, est une anticipation des visions sous lsd ; son Voyage à Orient une prémonition du nouveau Chemin de Santiag, qui est Katmandu ; ses personnages, archétypes avec lesquels s'identifient des milliers de jeunes dans tout l'Occident.

           Herman Hesse est lu dans "l'underground" parce que il actualise une question de fond présentée déjà par Dostoïevski et plus tard par Nietzche: la nécessité d'une nouvelle étique. Une étique personnaliste qui puise offrir à l'homme  les degrés de liberté morale, proportionnés aux besoins vitaux qui lui ouvrent la technologie et, à la démystification mental causée par la science.  La vieille morale judéo chrétienne est trop étroite pour l'homme contemporain, qui se trouve face un excédent de répression qui ne sais plus s'auto justifier.

           L'œuvre de Hesse a un profond désir de relevance sociale, centrée dans la recherche urgente et anxieuse d'un modèle humain qui catalyse les idéaux des européens vers un futur libéré de cette culture brugeoise, violente, exploitante et destructive, qui ampute les valeurs intellectuels,  pendant quelle anesthésie avec le progrès matériel, comme dans la phrase de Durrell, " empoisonne les jeunes avec les humanités et, plus tard ne les apprend aucune ".  

           Hesse comprends que le changement social souhaité par l'homme moderne, est une dialectique individu-société, et dans le rôle des priorités opte pour travailler sur la transformation individuelle. " En référence à nation et collectivité, que chacun agisse selon ses besoins et conscience. Mais si dans ce procès il se perd à soi même, son propre esprit,  toute chose faite, n'aura aucune valeur ".

     

     

     

    Luis Racionero/Filosofías del Underground/1987


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